L'architecte

Concevoir la rencontre entre les humains et les machines.

Ludovic Perrot conçoit, depuis les débuts du multimédia, une seule et même chose, sous des formes qui ont changé avec les outils : ce qui se passe quand quelqu'un se trouve devant un dispositif qu'il n'a pas fabriqué. Le visiteur d'un musée hier, le salarié devant son environnement de travail ensuite, l'équipe et ses agents aujourd'hui. La discipline, elle, n'a pas bougé : observer l'usage réel avant de dessiner, et rendre la main à l'humain.

Portrait de Ludovic Perrot, fondateur du studio UniY.

Ludovic Perrot

Fondateur · Architecte de systèmes agentiques

Il y a peu de chemins qui mènent à l'architecture agentique en passant par un musée. C'est pourtant le sien, et c'est ce qui en fait la cohérence : trois métiers en apparence éloignés, concepteur d'expériences muséographiques, designer de l'environnement de travail, architecte de systèmes agentiques, qui ne sont au fond qu'un seul, exercé sur des matières successives.

01 · D'où il vient

Né du côté des machines, pas de celui des présentations.

On découvre rarement les outils numériques dans une salle de réunion. Ludovic Perrot, lui, les a pratiqués au moment où ils apparaissaient. Formé à l'ingénierie électronique puis à l'audiovisuel à l'Institut national de l'audiovisuel, il a dirigé le multimédia du Musée de la Musique, à Paris, à l'époque où ces dispositifs s'inventaient pour le grand public, sans mode d'emploi et sans recul.

Cette antériorité a une conséquence très concrète. Il connaît la longue histoire de ces technologies, leurs promesses tenues comme leurs effets de mode, ce qui le rend difficile à éblouir par la nouveauté du moment. Quand une génération d'outils chasse la précédente, il distingue ce qui est vraiment neuf de ce qui se contente de changer de nom. C'est une compétence qui ne s'acquiert qu'avec le temps : la maîtrise des outils numériques depuis leur origine.

02 · L'expérience visiteur

Au musée, on conçoit ce qu'une personne comprend, pas ce qu'une machine affiche.

Dans un musée, la technologie n'existe jamais pour elle-même. Elle n'existe que par ce qu'une personne en comprend et en ressent, debout devant l'installation, sans avoir rien demandé. C'est là que Ludovic Perrot a appris son métier réel : étudier l'information et les comportements du public, puis composer un parcours qui tienne debout pour celles et ceux qui le traversent.

Conception et suivi de parcours multimédias, salle d'immersion en réalité virtuelle projetée en 4K sur un panneau de verre de plusieurs mètres, mise en scène digitale des espaces muséographiques de la Monnaie de Paris lors de la rénovation du Palais Conti : à chaque fois, le même travail d'orchestration d'une expérience dans l'espace et dans le temps. Et c'est là, précisément, que le mot architecte cesse d'être une image. Ces parcours se sont conçus aux côtés d'agences d'architecture, Wilmotte & Associés, Encore Heureux, SmoothCore, dans cette discipline exigeante qui consiste à arranger une expérience pièce après pièce pour qu'elle fasse sens.

03 · Le passage à l'entreprise

La même question, déplacée du visiteur au salarié.

La question qui anime le travail muséographique, comment les humains se comportent réellement face à un dispositif, se déplace sans effort du visiteur au salarié. Ludovic Perrot l'a portée à l'intérieur des organisations, sur de grands comptes industriels et de transport, avant de fonder Relation Digitale et d'en faire une méthode.

Là où d'autres vendent des outils, il conçoit des usages. Le Réseau Digital d'Entreprise traite l'environnement de travail non comme un empilement de logiciels, mais comme une expérience vécue chaque jour par ceux qui l'utilisent. Le constat qui fonde cette approche est simple et tenace : un outil mal adopté coûte plus cher qu'un outil absent, parce qu'il ajoute du travail au lieu d'en retirer.

04 · Aujourd'hui

Le design agentique : le même métier, une matière nouvelle.

Un agent, au fond, c'est le nouveau dispositif : quelque chose qui se place entre une personne et son travail, et dont tout dépend de la qualité de la rencontre. Ce qui change, c'est la matière, pas la discipline.

Observer l'usage réel, dessiner la relation entre les humains et leurs agents, orchestrer l'ensemble et laisser la décision à l'humain : c'est le design agentique, et c'est exactement ce que Ludovic Perrot fait depuis ses premières installations, transposé à une matière nouvelle. Ce travail se mène au plus près des organisations, des PME et des ETI, là où le travail se fait vraiment. L'intelligence artificielle y est un matériau de conception, pas une enseigne. Et la mémoire longue des outils numériques, accumulée depuis leur origine, est précisément ce qui permet de ne pas être naïf devant celui-ci. C'est la conviction qui tient le studio UniY : on construit avec vous, pas pour vous.

05 · Échanger

Parler de votre organisation avec l'architecte.

La meilleure entrée en matière reste une conversation sur ce que votre organisation sait faire et sur la manière dont elle travaille aujourd'hui. C'est de là que part toute conception.